Marché immobilier

Investir dans l’immobilier aujourd’hui

Écris par MoneyController el 22.04.2021

Depuis septembre 2020 les prix de l’immobilier dans la capitale sont en baisse (-2,5%).

Plusieurs propriétaires immobiliers se demandent s’il faudrait agir dès maintenant et donc vendre leurs biens ou alors les garder tout en espérant que les prix résistent à la crise.

L’achat immobilier à Paris a toujours été une valeur sûre. Tout changement de tendance est perçu très négativement et beaucoup de personne préfèrent ne pas prendre le risque que cela empire.

Mais est-ce la bonne solution ?

Des experts affirment que la décision de vendre se base sur une prévision à court terme et ne tient pas forcément compte du fait que le secteur immobilier évolue sur des cycles plus longs. Si l'objectif est de vendre puis de réinvestir le même capital dans un nouveau logement l'année suivante, vous courez le risque que le prix ait augmenté entre-temps.

Un élément à prendre en considération est le manque de logement.  Il y a un écart considérable entre la construction de nouveaux bâtiments et les besoins en logements. En effet, cette pénurie continue de croître en raison de l'augmentation du nombre de familles monoparentales et aussi de l'accroissement géographique. Aujourd'hui, il est possible de vendre partout, même dans les villes rurales. Avec ce besoin continu en logements, le prix devrait rester stable.

Les perspectives à plus long terme, elles, sont plus incertaines. Malgré les mesures de soutien du gouvernement, la crise économique devrait provoquer une hausse significative du chômage. De quoi écarter du marché de nombreuses familles, qui n'auraient ainsi plus accès au crédit, fût-il bon marché. Par ailleurs, les banques se montreront encore plus restrictives dans les prêts qu’elles accordent aux salariés de secteurs bien malmenés par la récession (restauration, tourisme, aéronautique...), ceux-ci se trouvant déjà souvent en situation de précarité.

Grâce au support de l’Etat la crise est plutôt contenue jusqu’à maintenant et nous n’avons pas encore suffisamment de visibilité sur l’ampleur de chômage futur. 2 facteurs pourraient néanmoins freiner cette dynamique : l’effondrement de la production de logements d’une part, mais aussi le surplus d’épargne enregistré depuis le début de la pandémie qui pourrait contribuer tout autant au soutien d’une demande élevée.

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