Marché immobilier

Un dépeuplement des grandes métropoles

Écris par MoneyController el 20.04.2021

Malgré la crise économique, l’immobilier a bien résisté à cette période difficile. Les Français ont continué à investir dans les biens fonciers. Les données nous montrent qu’environ un million de transactions foncières ont été réalisées en 2020.

Par contre, les habitudes des Français changent. Cette crise, avec la généralisation du télétravail, a fait comprendre que la vie en dehors des grandes métropoles était possible et peut être aussi de meilleure qualité. Les citoyens qui se sont retrouvés à travailler à domicile dans un petit appartement se sont rendu compte qu’ils auraient plutôt préféré en avoir un plus grand et peut-être avec un jardin.

Paris se dépeuple, de 2013 à 2018 plus de 14.000 habitants par an ont quitté la capitale pour s’installer en banlieue ou province. Récemment, la même tendance se reproduit aussi dans les grandes villes comme : Bordeaux et Lyon

Quelle est la cause de cette dépopulation ?

La réponse est très facile... Les prix des logements sont trop élevés et empêchent leurs habitants de devenir un jour propriétaires. Pour la location c’est pareil. Dans les grandes villes comme Paris, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Rennes ou Nantes les prix des appartements ont augmenté de 5% /8% par an (depuis le 2018). Le pouvoir d’achat par contre n’a pas suivi cette augmentation. Pour cette raison les citadins se tournent vers les villes de taille moyenne pour y faire leur vie.

A parité de surface, la location dans les grandes villes comme Paris, Lyon, Bordeaux coûte le double ou le triple par rapport aux villes de moyenne taille.

"Hors métropole, le choix de logements est plus vaste, les perspectives de plus-values à terme bonnes, et la rentabilité nettement plus forte", affirme Henry Buzy-Cazeaux, président de l'Institut du management des services immobiliers (IMSI).

Avec 250 000 euros, un individu peut acquérir soit un grand studio en banlieue parisienne, soit un T2 dans une métropole soit trois 2-pièces voire 3-pièces dans une ville de taille moyenne. Avec les deux premières options, la rentabilité brute du placement varie entre 1,5 et 3 %, contre 4 et 8 % sur la dernière option. "Tout cela joue en faveur d'un rééquilibrage du marché immobilier ; le phénomène de métropolisation, qui concentre activité et logements dans les grandes villes, risque de s'essouffler", affirme Brice Cardi, président de l'Adresse.

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